Comme le temps passe...
Et pourtant, dans certains cas, on a l'impression qu'il passe utilement.
Ca fait 20 ans que j'ai rencontré des passionnés (qui l'étaient bien avant moi) et qui m'ont transmis leur virus.
Je ne leur en veux pas finalement, car ce virus est bienfaiteur.
Je me suis toujours dis qu'avec un peu d'effort, on pouvait toujours évoluer, se dépasser, et finalement accepter qu'on peut faire non seulement ce que l'on peut, mais aussi ce que l'on veut.
Le karaté que nous enseigne Jean-Luc, notre Senseï, c'est tout ça à la fois.
Une équipe de sportifs, une bande de copains, des plaisirs simples.
C'est inexplicable, et en même temps tellement évident.
Je n'ai pas honte de le dire, j'ai parfois des coups de paresses, qui me font préferer le coin du feu douillet à la fraicheur du tatamis, mais ça ne dure jamais très longtemps.
La raison est simple : le manque devient plus fort que la paresse, et je ne sais pas si je pourrais un jour arrêter.
Certains parlent d'une sorte de drogue en évoquant le sport, d'autres parlent de mauvaise conscience quand on reste chez soi etc...
Moi je dis juste, c'est en moi, et c'est pas près de s'en aller.
Ca me fait penser à Marc, qui me dit lorsqu'il est resté chez lui, en regardant sa montre vers 19 h, tiens, là ils s'échauffent, puis à 19h30, ils doivent commencer à faire les kions et ainsi de suite jusqu'à à la fin du cours...car comme nous tous, ils se dit qu'il aurait quand même du y aller...
Bref, 20 ans, finalement, dans la vie d'un homme c'est pas si long, surtout quand c'est une belle histoire.
Je tenais donc à vous dire merci, sincèrement.
Stéphan.